HEURES SUPPLÉMENTAIRES NON PAYÉES par CIBC

Action contre la CIBC pour le défaut allégué de payer les heures supplémentaires au nom des employés de service à la clientèle de première ligne dans les succursales de la CIBC depuis 1993.

10 août 2020

La Cour a publié sa décision relative aux questions communes 6 à 8 en ce qui concerne les dommages-intérêts et autres recours. La Cour a certifié une question commune additionnelle concernant les dommages agrégés. Cela signifie que la CIBC devra produire les données horodatées de ses systèmes informatiques, à partir desquelles les experts engagés par le demandeur vont estimer la somme des heures supplémentaires non payées qu’ont travaillé les membres du groupe globalement. La Cour déterminera ensuite combien d’argent octroyer au groupe.

De plus, la Cour a publié une déclaration selon laquelle la politique d’heures supplémentaires de la CIBC est illégale et ne peut plus être utilisée comme motif de refus de rémunération.

La prochaine étape de la poursuite exigera quelques mois additionnels. De plus, la CIBC a signalé son intention de porter en appel la décision de la Cour, ce qui pourrait encore causer du retard.

Nous continuerons d’essayer de faire progresser cette affaire aussi rapidement que possible.

La Cour conclut que la CIBC a manqué à ses obligations en matière d’heures supplémentaires

Veuillez cliquer ici pour consulter la requête.

Toronto, Ontario (le 30 mars 2020) – Aujourd’hui, la Cour supérieure de justice de l’Ontario a rendu une décision dans le cadre du recours collectif portant sur les heures supplémentaires non rémunérées contre la Canadian Imperial Bank of Commerce (CIBC). La Cour a tranché en faveur du groupe composé d’environ 31 000 caissiers et caissières, agents et agentes des services bancaires personnels et autres travailleurs et travailleuses de première ligne dans des succursales à travers le Canada, décidant que la CIBC avait enfreint ses obligations en matière d’heures supplémentaires envers les membres de ce groupe.

Les cabinets Roy O’Connor LLP, Sotos LLP et Goldblatt Partners LLP représentent les membres du groupe dans ce litige.

Le recours collectif (Dara Fresco c Canadian Imperial Bank of Commerce) a été initié en 2007, et constituait le premier recours collectif intenté au Canada à l’égard des politiques et procédures en matière d’heures supplémentaires d’une grande entreprise canadienne.

En tranchant en faveur de la plaignante Dara Fresco et des membres du groupe, le juge Edward Belobaba a conclu, entre autres choses :

…CIBC was careless and indifferent, indeed negligent, about its obligation to comply with the requirements of the [Canada Labour] Code. I can also find that the bank should have known better. It is a multi-billion-dollar financial institution with an able legal staff that can easily advise on the requirements of federal labour law. For some reason this didn’t happen. The bank dropped the ball, to be sure.

Le juge Belobaba a conclu que les politiques et pratiques de la banque en matière d’enregistrement des heures de travail étaient illicites, existaient à la grandeur du système et empêchaient les membres du groupe de réclamer des heures supplémentaires. Le juge Belobaba a également conclu que la banque « must be found to have permitted (or not prevented) all uncompensated hours of the class members ».

C’est une excellente nouvelle. Je suis très heureuse que le juge ait reconnu que la CIBC, pendant de nombreuses années, a imposé des politiques qui ne respectent pas ses obligations légales de rémunérer ses employés pour leurs heures supplémentaires », a déclaré Dara Fresco, la demanderesse représentant le groupe.

Selon les conseillers juridiques principaux du groupe, David O’Connor, Louis Sokolov et Steven Barrett : « Il s’agit d’une excellente décision pour les membres du groupe et pour les employés en général, et une bonne nouvelle pour les travailleurs et travailleuses à un moment où les bonnes nouvelles pour les employés, et pour tout le monde, se font rares. Ce fut une bataille longue et difficile contre une des entreprises les plus grandes et les plus rentables au Canada. Nous sommes fières du courage démontré par Dara Fresco. Elle s’est avancée en 2007 et a assumé le rôle de demanderesse représentante alors qu’elle était toujours une employée de la banque. Notre équipe anticipe maintenant la prochaine étape du litige, soit d’assurer que les employés de la banque soient rémunérés de façon appropriée pour toutes les heures supplémentaires qu’ils et elles ont travaillés au cours des années passées ».

Bien qu’il soit conclu dans la décision que la CIBC savait ou aurait dû savoir qu’elle a manqué à son devoir de rémunérer ses employés pour le surtemps travaillé, les dommages-intérêts spécifiques qui sont dus aux employés de façon individuelle n’ont pas encore été déterminés. Selon les avocats du groupe : « nous espérons qu’au lieu de continuer de contester les droits des membres du groupe en matière d’heures supplémentaires, la CIBC acceptera la décision simple et éloquente du juge Belobaba et s’entendra sur un processus juste, équitable et expéditif afin d’établir la rémunération due à chaque membre du groupe ».

Pour plus amples renseignements, prière de contacte 1-888-687-2431

Mises à jour

Summary judgement motion argued / La requête en jugement sommaire

La requête du demandeur en vue d’obtenir un jugement sommaire a été plaidée devant le juge Belobaba le 12 décembre 2019. Il est attendu qu’une décision sera rendue en février 2020.

The Toronto Star reported on the summary judgment motion here.

Nouvelle date prévue pour la requête en jugement sommaire

L’honorable juge Edward Belobaba doit entendre la requête en jugement sommaire à Toronto le 12 décembre 2019. Les résultats de la requête seront publiés sur ce site Web dès qu’ils seront émis par la Cour.

Nouvelle date prévue pour la requête en jugement sommaire

L’honorable juge Edward Belobaba doit entendre la requête en jugement sommaire à Toronto les 11 et 13 décembre 2019. Les résultats de la requête seront publiés sur ce site Web dès qu’ils seront émis par la Cour.

La requête en jugement sommaire est ajournée

En avril 2017, la Banque CIBC a remis son dossier de réponse, soit la preuve sur laquelle la banque s’appuiera pour s’opposer au jugement sommaire. Dix jours auparavant, la Banque CIBC avait communiqué pour la première fois à la partie demanderesse des centaines de nouveaux documents, y compris les résultats de sondages internes menés auprès de ses employés. Cela a donné lieu à une série de discussions et de motions sur la divulgation de documents, qui sont toujours en cours.

Plaintiff Files Motion for Summary Judgment

March 9, 2017 – The Plaintiff has filed a motion for summary judgment against CIBC. This is a procedure that can be used where a party believes there is “no genuine issue for trial”. If the judge agrees that there is no genuine issue for trial, the judge can determine all or part of the lawsuit in a summary manner without the need for a full trial.

The motion is scheduled to be heard by the Ontario Superior Court from August 29 to September 1, 2017.

RECOURS COLLECTIF PORTANT SUR LES HEURES SUPPLÉMENTAIRES IMPAYÉES

FRESCO c. LA BANQUE CANADIENNE IMPÉRIALE DE COMMERCE

AVIS D’AUTORISATION

LE PRÉSENT AVIS POURRAIT AFFECTER VOS DROITS – VEUILLEZ LE LIRE ATTENTIVEMENT
Le 26 juin 2012, la Cour d’appel de l’Ontario a autorisé l’action Dara Fresco c. la Banque Canadienne Impériale de Commerce (la « CIBC ») au titre de recours collectif. Le recours procédera maintenant à l’étape de l’audience sur les questions communes à une date qui sera fixée par la Cour.

Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter l’adresse www.cibcunpaidovertime.ca, ou communiquer avec l’un des cabinets d’avocats identifiés au bas du présent avis.

Le recours – La demanderesse en titre, Mme Dara Fresco, a engagé une action contre la CIBC alléguant que la CIBC a manqué à son obligation de rémunérer les membres du groupe pour les heures supplémentaires travaillées. Mme Fresco allègue qu’en ayant ainsi manqué à son obligation de rémunérer les membres du groupe pour leurs heures supplémentaires travaillées, la CIBC :

  1. a contrevenu aux normes minimales de rémunération des heures supplémentaires prévues par le Code canadien du travail;
  2. a violé ses contrats d’emploi passés avec les membres du groupe;
  3. s’est trouvée indûment enrichie en conservant pour elle-même des sommes qui auraient dû être payées au groupe au titre de salaires.

Le recours demande à la Cour d’accorder des dommages pécuniaires aux membres du groupe et de rendre une ordonnance obligeant la CIBC à modifier ses politiques et pratiques en ce qui concerne la rémunération des heures supplémentaires.

La Cour n’a pas encore statué sur le fond de l’action et n’a pas encore fixé de date d’audience sur les questions communes.

Qui est inclus dans le recours ?

Les membres du groupe sont automatiquement inclus dans un recours collectif dès lors que celui-ci est autorisé, à moins qu’ils n’aient choisi de s’en exclure. Le recours comprend les membres du groupe qui résident partout au Canada et non uniquement en Ontario.

La Cour d’appel de l’Ontario a rendu une ordonnance selon laquelle les membres du groupe sont constitués des personnes suivantes :

Tous les employés actuels et anciens employés non cadres et non syndiqués de la CIBC au Canada ayant travaillé dans les centres bancaires de détail, les bureaux du groupe, Segment valeur élevée ou les bureaux de Service Impérial de la Banque CIBC à quelque moment que ce soit entre le 1er février 1993 et le 18 juin 2009, en tant que caissiers ou autres employés du service à la clientèle de première ligne, notamment ceux qui suivent :

  1. les représentants, Service à la clientèle (aussi appelés autrefois « caissiers »);
  2. les directeurs adjoints de centre bancaire (niveau 4);
  3. les représentants en services financiers (aussi appelés autrefois « associés, Services bancaires personnels », « représentants, Services bancaires personnels », « représentants principaux, Services bancaires personnels » et « conseillers PME »);
  4. les associés en services financiers;
  5. les ambassadeurs de centre bancaire;

et tous les autres employés qui ont exécuté les mêmes fonctions ou des fonctions semblables à celles indiquées ci-dessus sous un titre de poste différent ou antérieur de la Banque CIBC.

Si vous entrez dans la définition du groupe, vous serez automatiquement inclus(e) dans le présent recours collectif. Vous pouvez, cependant, choisir de ne pas faire partie du recours et poursuivre la CIBC à titre individuel.

Pour être exclu(e) du présent recours collectif, vous devez faire parvenir un formulaire de retrait daté et signé à l’attention du cabinet d’avocats attitré à l’adresse indiquée ci-dessous, confirmant que vous désirez ne pas faire partie du recours. Vous trouverez d’autres renseignements quant à la façon de vous exclure du recours ainsi qu’un exemplaire du formulaire de retrait à l’adresse suivante : www.cibcunpaidovertime.ca, ou encore en communiquant avec le cabinet d’avocats attitré identifié plus bas.

La date limite pour vous exclure du recours est le 20 mai 2014. Si votre demande écrite de retrait n’est pas reçue au plus tard à la date limite, vous demeurerez un membre du groupe.

Le jugement de la Cour en cette matière, qu’il soit ou non favorable, liera tous les membres du groupe qui ne se seront pas exclus du recours.

Si vous désirez participer à titre individuel au recours, veuillez communiquer avec les avocats attitrés du groupe ou demander directement à la Cour la permission de le faire.

Quelles sont les conséquences pécuniaires du recours ? Il ne vous coûte rien pour participer au recours.

Si le recours a une issue favorable à l’audience sur les questions communes, ou lors de tout appel ultérieur, la Cour fixera le montant de dommages-intérêts ou de dédommagement que chaque membre du groupe est fondé à recevoir, ainsi que le montant des honoraires et dépens à verser aux avocats attitrés du groupe, montant qui sera déduit des montants totaux recouvrés par le groupe. Dans le présent cas, la demanderesse a reçu un soutien financier du Fonds d’aide aux recours collectifs (le « Fonds »), qui est un organisme constitué par acte législatif et conçu pour permettre l’accès aux tribunaux par le biais de recours collectifs en Ontario. Le Fonds a convenu de rembourser la demanderesse de certains débours engagés dans la poursuite du présent recours. Le Fonds assumera également les frais qui pourraient être accordés à l’encontre de la demanderesse dans le présent cas. En contrepartie, le Fonds pourra recouvrer, à partir de tout jugement ou règlement de la Cour en faveur du groupe, le montant de ses débours financés (sauf les montants remboursés par la demanderesse ou que la défenderesse est tenue de payer). Le Fonds est également fondé à toucher 10 % de tout montant déclaré payable aux membres du groupe.

Les services des avocats attitrés du groupe ont été retenus sur une base conditionnelle, ce qui signifie en fait que les honoraires et dépens engagés par les avocats attitrés au dossier ne leur seront payés que si le recours a une issue favorable. Si le recours échoue, aucune indemnisation ne sera versée aux membres du groupe au titre de ce recours (et vous ne pourrez pas entreprendre votre propre action contre la CIBC relativement aux mêmes questions et revendications), mais vous n’aurez aucune obligation pécuniaire en ce qui concerne le présent recours.

Avocats attitrés du groupe et autres questions

La Cour a désigné les cabinets d’avocats Roy O’Connor LLP, Goldblatt Partners, et Sotos LLP comme avocats attitrés du groupe.

Pour de plus amples renseignements

Pour en savoir plus au sujet du recours, veuillez consulter l’adresse http://www.cibcunpaidovertime.ca, ou communiquer avec le cabinet d’avocats ci-dessous :

Roy O’Connor LLP
À l’attention de Me Amanda Grainger
2300-200 Front St. W.
Toronto (Ontario) M5V 3K2
Téléphone : (416) 362-1989
Télécopieur : (416) 362-6204
Courriel : ag@royoconnor.ca
Web: www.royoconnor.ca

Ligne de téléassistance « heures supplémentaires » : 1-888-687-2431

PRIÈRE DE NE PAS APPELER LA BANQUE CIBC, LE PALAIS DE JUSTICE OU LE GREFFIER DE LA COUR CONCERNANT LE PRÉSENT RECOURS. TOUTES LES QUESTIONS CONCERNANT LE RECOURS DEVRAIENT ÊTRE ADRESSÉES À L’UN DES CABINETS D’AVOCATS ATTITRÉS DU GROUPE.

Le présent avis est publié conformément à l’article 17 de la Loi de 1992 sur les recours collectifs, et a été autorisé par la Cour.